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«Comment réunir acheteurs et prestataires»

Le CETA, Club Evénements et Tourisme d’Affaires des Annonceurs, qui s’est organisé en association en février, compte déjà une centaine de membres corporates grand compte. Daniel Verschaere, vice-président du CETA et directeur marketing et communication d’Ineum Consulting, société spécialisée dans le conseil en management, nous explique comment l’association souhaite mutualiser la profession.



«Comment réunir acheteurs et prestataires»
V&B : Le CETA en quelques mots ?
D.V : Avant tout, le CETA est un club, qui vient de passer en format associatif, après dix-huit mois de réflexion autour d’une problématique simple : comment réunir acheteurs et annonceurs corporates, prestataires et fournisseurs d’événements pour échanger et partager des retours d’expériences, proposer des destinations ou des formats d’incentives. L’association organise régulièrement des réunions et des éductours, pour mettre en avant les nouvelles offres et innovations du marché.
En bref, c’est une plateforme proactive de rencontre d’acheteurs avec un pouvoir décisionnaire conséquent et également un fort pouvoir d’achat, il n’y a pas pour autant de qualificatifs propres pour désigner nos membres, ce n’est pas un organisme sectaire.

V&B : Quels avantages y a-t-il à être membre du club ?
D.V : Retrouver ses pairs tout d’abord, des gens avec qui on partage une même problématique, un même langage. Trouver ensuite des nouveautés positives grâce à des réunions thématiques et des retours d’expériences importants, dont la qualité est garantie par la taille modeste de notre structure. La barre des cents adhérents vient juste d’être dépassée, nous restons donc dans un cadre à taille humaine, un esprit convivial. Etre membre permet également d’échanger vers l’extérieur : nous organisons une dizaine de rendez-vous annuels pour tester de nouveaux produits et écouter de nouveaux concepts.

V&B : Vous souhaitez conserver une dimension humaine, limiter le nombre d’adhérent, il est donc compliqué de devenir membre?
D.V : Non, c’est un système d’adhésion classique, mais il faut se poser les bonnes questions avant de s’inscrire. Suis-je vraiment décisionnaire, ais-je un pouvoir d’achat important dans mon entreprise, est-ce que j’organise des événements ? Après cela, il suffit de remplir un formulaire via le site internet. Le prix de l’adhésion n’est que de cinquante euros. Nous ne sommes pas élitistes, les membres viennent épisodiquement s'ils le souhaitent, ceux qui ont moins de besoins en la matière seront moins sollicités. Ici, chacun récolte ce qu’il a semé.

V&B : La deuxième rencontre du CETA se tient les 13 et 14 mars en Tunisie, comment se déroulent ces réunions ?
D.V : Il s’agit d’une réunion annuelle, pour laquelle environ quatre-vingt membres se déplacent. Le premier objectif est de voir la destination, visiter les lieux, rencontrer les prestataires locaux et internationaux, ainsi que des experts extérieurs qui participent également. La rencontre se veut quand même très business, donc une journée au moins est consacrée aux rendez-vous organisés sous forme de speed dating. Ce qui nous donne du crédit dans ces échanges, c’est que l’on voit des opérations se concrétiser dans les trois mois qui suivent.

V&B : Des chantiers pour 2008 ?
D.V : Dans un premier temps, nous souhaitons nous développer à l’international : trouver des relais et des synergies dans des pays francophones comme le Canada. Un développement maîtrisé pour le moment, avec une volonté de rester francophone et d’asseoir notre statut. Nous allons également mettre en place une plateforme collaborative réservée aux membres, sous la forme d’un forum sur le site, afin que les membres n’aient pas obligatoirement besoin de se déplacer pour échanger.




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