Adaptation et adéquation
Rares sont les hommes d’affaires à pouvoir se passer d’une cravate pour un rendez-vous professionnel. Si le « casual chic » est désormais accepté dans certains métiers créatifs, à l’heure de signer un contrat ou de formuler une proposition commerciale, la cravate est indispensable. Élément essentiel d’un dress code international, sa mission est double : uniformiser l’apparence de tous ceux qui sont autour de la table et valoriser l’image personnelle de chacun des interlocuteurs. « La cravate doit s’adapter à ceux que l’on rencontre » précise Henri Mallet, styliste et créateur « Et c’est tout l’art de bien la choisir.
Quand on connaît la personnalité de celui qui vous reçoit, il faut trouver la cravate qu’il aurait eu envie de choisir à votre place. Elle ne doit pas écraser ostensiblement le partenaire. Elle est sobre et mate dans l’univers de la banque ou de l’assurance, légèrement et finement rayé dans le monde de la finance…. ».
La première rencontre est donc essentielle à la connaissance du client. Quand la réunion se passe chez soi, dans son bureau, la cravate que l’on porte est un signe fort donné à ses visiteurs. Selon sa couleur ou sa texture le message passé par la cravate sera différent. Il révélera une partie de votre personnalité.
« On peut même en jouer et porter une cravate originale, colorée pour laisser croire que vous êtes moderne, bon enfant ». poursuit Henri Mallet « elle devient alors un outil de stratégie qui peut cacher votre jeu ». Inutile de risquer l’erreur. Il vaut mieux être trop classique que débridé. Costume foncé, chemise blanche et cravate noire feront l’affaire. Un peu formel mais sobre, neutre et de bon goût. Le ton sur ton, chemise foncée et cravate claire ou l’inverse, est aussi une valeur sûre, toujours en vogue.
Nouveau sur le marché de la cravate, le gris, légèrement moiré fait fureur tout comme le gris perle. Idéalement, il faut changer de cravate tous les jours et ce pour lutter contre le déjà-vu, interprété comme un manque de moyens dans les pays du Golfe. Deuxième raison : une cravate a besoin de se reposer pour reprendre sa forme initiale.