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le blog du magazine Voyage et Business


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- Partir ou rester ? Que faire face aux risques ?

Sécurité, voila le nouveau maître mot du voyage d'affaires. Et pourtant, il ne semble pas être inscrit dans le quotidien des entreprises. En deux mois, dans cinq entreprises proches de notre domaine d'activité (l'agroalimentaire), quatre incidents, qui auraient pu être graves, reposent la question de la formation aux déplacements en pays difficiles ou dangereux.



iStock Glenn Bo
Il existe, et j'en vois souvent, des entreprises qui se disent spécialisées dans l'information et la protection des salariés lors de missions dans des pays à risques. Mais rares sont celles à être venues nous vendre des formations concrètes et pratiques. J'ai le sentiment qu'il y a plus de spécialistes des grandes théories fumeuses sur le risque et son anticipation que de formateurs efficaces sur les actions quotidiennes de protection d'un cadre en déplacement. Beaucoup oublient que le premier travail d'un commercial est de vendre, pas de devenir un barbouze. A lire les documentations fournies, on se demande même si le simple fait de sortir de son bureau n'est pas un acte fou et irréfléchi. Il est impensable d'imaginer que chaque voyage doit se faire sous surveillance que ce soit pour des risques terroristes ou de grand banditisme. Pire, accompagner chaque voyageur est impensable. Aussi que reste t-il aux entreprises ? Les assurances ! C'est la bonne conscience. A pas cher. Une sorte de parade économique aux incidents, accidents voire pire.



iStock calion
Il ne m'appartient pas de donner une solution pérenne à ce problème. Chaque entreprise doit établir son échelle de risques et définir les outils qu'elle offrira à ses cadres « voyageurs ». Mais anticiper ne suffit plus. Former est indispensable. Une formation réaliste qui ne s'appuie pas sur la peur pour faire vendre plus de prestations. Une formation étudiée et claire, faite de bons sens et d'exemples concrets. Il manque aujourd'hui une vision panoramique des actions à mener face aux risques. Une sorte de guide pratique en cas de pépins.





iStock Lise
L'absence d'associations professionnelles fortes, au lobbying efficace, explique la déliquescence des services proposés par les entreprises à leurs voyageurs d'affaires. Il faut combler ce manque et définir un cahier des charges des risques rencontrés et des réponses possibles à apporter. C'est cette formation que je demande aujourd'hui pour tous les voyageurs d'affaires.
Simple et efficace.

MM
Responsable d'un service « achats » dans l'agroalimentaire






Note de la rédaction : Ce texte émane d'un professionnel du voyage d'affaires qui décide de signer ou non son texte qui n'a fait l'objet d'aucune correction ou modification.

Pour y participer : tribunelibre@voyageetbusiness.com




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