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le blog du magazine Voyage et Business


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Lauréat des Trophées 2007 du voyage d’affaires

Nommé Travel Manager de l’ensemble du groupe France Télécom en 2003, Michel Dieleman s’est attaché à donner ses lettres de noblesse à un métier alors peu connu.



Dieleman-Michel
Choix d’une agence unique (Carlson Wagonlit Travel), déploiement de la Carte Corporate, simplification des procédures de facturation… Autant de chantiers, avec à la clef une vraie réussite. Ce dont Michel Dieleman est le plus fier c’est incontestablement le système de réservation on-line adopté par 60% des voyageurs de l’entreprise : le meilleur score de France. Pour toutes ces raisons, il est devenu en décembre dernier, lors de la remise des Trophées du Voyage d’Affaires, le Travel Manager de l’année 2007. Rencontre avec un homme pour qui le bon sens et la réflexion sont les deux mots clés du métier.


Voyage et Business : Quelle est votre vision du métier de travel Manager ?
Michel Dieleman :
Jusqu’à très récemment, cette fonction était insuffisamment reconnue dans les entreprises françaises, à la différence des entreprises anglo-saxonnes. Les choses évoluent aujourd’hui et on assiste à une véritable prise de conscience dans certains grands groupes et dans l’administration de la nécessité de ce poste.
Le premier rôle du travel manager est de faire faire des économies à l’entreprise et d’homogénéiser le budget voyage qui, chez France Télécom par exemple, est dans le top 10 des postes de dépenses de l’entreprise.
Nous sommes là pour mettre en place des process utilisables par l’ensemble des collaborateurs et qui vont nous permettre de rationaliser les coûts. Notre rôle est de faire appliquer et faire évoluer la politique voyage, de donner les orientations de la politique d’achat.

VetB : quels sont vos rapports avec les voyageurs de l’entreprise ?
M.D. :
Quand j’ai été nommé en 2003, j’avais pour objectif de faire baisser les coûts du domaine voyage. Mon premier chantier a consisté à mettre en place une politique voyage qui soit appliquée en France et à l’international. Cette politique a été rapidement mise en place sans trop de remise en cause de la part des voyageurs. Pour cela, nous communiquons le mieux possible. Nous répondons à toutes leurs demandes et nous avons mis en place un site Internet, pierre angulaire de notre politique, sur lequel on trouve toutes les informations liées au voyage, les règles à respecter mais également un véritable accompagnement pour le voyageur. Nous cherchons à convaincre tout le monde de l’intérêt de cette politique, les plus hauts niveaux de l’entreprise comme les utilisateurs. Nous leur communiquons par exemple les économies réalisées grâce aux process développés.

VetB : Quels conseils donneriez-vous à un futur travel manager ?
M.D. :
Rationaliser, communiquer et fédérer, voilà les trois mots qui me semblent essentiels dans ce métier. Il faut faire en sorte que toutes les familles qui interviennent dans le domaine du voyage (les achats, les ressources humaines, la finance et le service informatique) soient impliquées dans le projet et communiquent entre elles.

VetB : Quels sont vos projets pour 2008 ?
M.D. :
Nous avons automatisé les process dans 80% du périmètre de l’entreprise. Il reste maintenant à les généraliser au 20% restant et c’est là le plus difficile : ramener les petites filiales dans le projet global. Nous avons déjà mis en place l’agence unique pour tout le monde ce qui nous a permis de consolider les chiffres grâce au reporting de l’agence. Il nous faut maintenant rationaliser le reste. A l’horizon 2009, l’harmonisation de l’ensemble des process voyage sera une réalité pour toute l’entreprise dans le monde entier.




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