
Contrairement à l’idée reçue, la puissance de négociation d’une ETI ne réside pas dans son volume d’achat, mais dans sa capacité à négocier des actifs immatériels et des flexibilités structurelles.
- Les Remises de Fin d’Année (RFA) sont souvent plus rentables que les réductions faciales, car elles valorisent la fidélité sur le long terme.
- L’obtention de statuts « Elite » pour vos voyageurs clés est un levier de négociation majeur qui génère plus de valeur que quelques points de remise.
Recommandation : Cessez de vous battre sur le pourcentage de réduction et concentrez vos efforts sur l’obtention de bénéfices annexes (statuts, flexibilité, surclassements) qui augmentent la valeur totale de votre contrat.
En tant qu’Acheteur hors-production dans une ETI, vous avez probablement déjà entendu cette phrase décourageante d’un commercial de compagnie aérienne : « Avec moins d’un million d’euros de volume annuel, nous ne pouvons rien faire pour vous ». Cette affirmation, conçue pour clore la discussion, repose sur une vision réductrice de la négociation, uniquement axée sur le volume et les réductions faciales. La plupart des guides se contentent de conseiller de « regrouper les volumes » ou de « s’engager sur une alliance », des stratégies souvent inadaptées à la réalité d’une PME ou d’une ETI agile et exportatrice.
Pourtant, cette approche ignore une vérité fondamentale du « deal making » dans le voyage d’affaires. Et si la véritable clé n’était pas de quémander une remise symbolique, mais de changer radicalement de terrain de jeu ? La performance d’un contrat aérien ne se mesure pas au rabais obtenu sur le prix du billet, mais à la somme des avantages stratégiques, des flexibilités opérationnelles et des « actifs immatériels » que vous parvenez à sécuriser. Ces éléments, souvent invisibles sur la facture, créent infiniment plus de valeur pour votre entreprise et vos collaborateurs.
Cet article va vous fournir les clés pour déconstruire le discours des compagnies et mener une négociation asymétrique. Nous allons explorer les leviers de la « valeur cachée », de la rentabilité des remises de fin d’année à l’obtention de statuts privilégiés, en passant par l’arbitrage stratégique entre alliances globales et « cherry picking ». L’objectif : vous transformer en un négociateur avisé qui sait obtenir des conditions dignes d’un grand compte, quelle que soit la taille de son budget.
Pour vous guider dans cette démarche stratégique, cet article est structuré pour aborder, point par point, les leviers de négociation les plus efficaces et les erreurs à éviter. Le sommaire ci-dessous vous permettra de naviguer à travers les différentes facettes de la construction d’un contrat aérien réellement performant.
Sommaire : Déjouer les règles pour un contrat aérien optimisé
- Pourquoi les RFA (Remises de Fin d’Année) sont plus rentables que les réductions faciales ?
- Comment obtenir le statut Gold pour vos 10 meilleurs voyageurs sans voler les miles requis ?
- Alliance globale ou « Cherry picking » : quelle stratégie pour une PME exportatrice ?
- L’erreur de surestimer vos volumes qui vous expose à des pénalités contractuelles
- Optimiser l’utilisation des points entreprise : payer les vols ou les surclassements ?
- Agence de voyage ou Booking.com : quelle option choisir pour une PME de 50 salariés ?
- Comment forcer l’affichage du train avant l’avion dans votre outil de réservation ?
- Comment construire un catalogue hôtel qui satisfait 90% des collaborateurs ?
Pourquoi les RFA (Remises de Fin d’Année) sont plus rentables que les réductions faciales ?
Dans une négociation, l’obsession de la réduction faciale est un piège. Obtenir 3% de remise sur chaque billet semble attractif, mais c’est souvent un leurre qui masque un manque de valeur réelle. La compagnie aérienne vous accorde une concession mineure en échange de votre engagement, sans prendre de risque. L’alternative stratégique réside dans les Remises de Fin d’Année (RFA). Ce mécanisme, bien que plus complexe, aligne les intérêts des deux parties sur le long terme. Plutôt qu’une remise immédiate, la RFA est un « bonus » versé en fin d’année si vous atteignez des paliers de volume d’achat prédéfinis. C’est un pari sur la fidélité et la croissance.
L’avantage est double. Premièrement, cela vous incite à consolider vos dépenses de manière intelligente pour atteindre le palier supérieur, maximisant ainsi votre retour. Deuxièmement, cela transforme la relation fournisseur en partenariat. Comme le souligne une analyse sur les stratégies d’achats, les RFA sont un levier stratégique pour optimiser les coûts et améliorer les marges, reflétant la qualité de la relation entre acheteurs et fournisseurs. Elles permettent de mesurer concrètement l’efficacité de vos stratégies sur une période donnée.
Pour l’acheteur, négocier une grille de RFA ambitieuse mais réaliste est bien plus puissant qu’une simple ristourne. Cela démontre une vision à long terme et une compréhension fine des modèles économiques des compagnies. Vous ne demandez pas une faveur, vous proposez un accord basé sur la performance mutuelle. C’est le premier pas pour sortir du rapport de force classique et entrer dans une logique de « deal making » où la valeur se construit dans la durée, et non sur une simple ligne de facture.
Comment obtenir le statut Gold pour vos 10 meilleurs voyageurs sans voler les miles requis ?
Après les RFA, le deuxième levier de « valeur cachée » le plus puissant concerne les statuts de fidélité. Un voyageur d’affaires épuisé par les attentes, les contrôles de sécurité et les correspondances est un collaborateur moins productif. Le statut Gold ou Elite (ou équivalent) n’est pas un gadget, c’est un actif immatériel qui améliore drastiquement les conditions de voyage : accès aux salons, embarquement prioritaire, bagage supplémentaire, flexibilité sur les billets. Pour vos voyageurs les plus fréquents, ces avantages se traduisent par moins de stress, plus de temps de travail effectif et une meilleure rétention des talents.
La plupart des acheteurs n’osent pas demander ces « soft benefits », pensant qu’ils sont réservés aux voyageurs individuels qui cumulent des centaines de milliers de miles. C’est une erreur. Lors de la négociation de votre contrat, même avec un volume modeste, vous pouvez parfaitement intégrer une clause de « nomination » de statuts. Proposez un deal simple : « En échange de notre engagement de volume sur vos lignes, nous demandons l’octroi de 10 statuts Gold pour nos voyageurs les plus stratégiques ». Pour la compagnie, le coût marginal de cette concession est quasi nul, mais la valeur perçue par votre entreprise est immense.

Cette négociation transforme la conversation. Vous ne parlez plus seulement de prix, mais de l’expérience et de l’efficacité de vos collaborateurs. C’est une demande qui montre que vous comprenez la valeur globale du service, au-delà du simple transport. En cas de refus, une alternative consiste à demander un « challenge » accéléré, permettant à vos voyageurs d’obtenir le statut avec un nombre de vols réduit sur une courte période. Quelle que soit la méthode, faire des statuts un point de négociation central est une marque de maturité stratégique.
Alliance globale ou « Cherry picking » : quelle stratégie pour une PME exportatrice ?
Le discours commercial des alliances (SkyTeam, Star Alliance, Oneworld) est bien rodé : consolidez 100% de votre volume chez nous pour maximiser votre pouvoir de négociation. Pour un grand groupe aux flux de voyages prévisibles et globaux, cette approche peut être pertinente. Mais pour une ETI ou une PME exportatrice, dont les déplacements sont souvent concentrés sur quelques routes spécifiques, c’est une stratégie qui peut s’avérer coûteuse et rigide. L’alternative est le « cherry picking » : sélectionner la meilleure compagnie pour chaque route, en fonction du prix, des horaires et du service, qu’elle appartienne ou non à la même alliance.
La clé est de ne pas subir ce choix mais de le piloter par les données. Avant toute négociation, une analyse de vos 12 à 24 derniers mois de voyages est indispensable. Identifiez vos 5 à 10 routes principales, celles qui concentrent 70% à 80% de vos dépenses. C’est sur ce périmètre restreint que votre volume, même modeste, a un réel poids. Vous pouvez alors approcher les deux ou trois compagnies les plus pertinentes sur ces axes et les mettre en concurrence, non pas sur votre volume total, mais sur le volume spécifique qui les intéresse.
Le tableau suivant, basé sur des données de marché, synthétise les avantages et inconvénients de chaque approche pour une ETI. Il montre clairement que le « cherry picking », bien que plus complexe à gérer, offre une flexibilité et une optimisation des coûts souvent supérieures, comme le confirme une analyse comparative récente.
| Critère | Alliance globale | Cherry Picking |
|---|---|---|
| Volume minimum requis | Généralement 500K€+/an | Flexible, dès 100K€/an |
| Complexité de gestion | Simple (1 seul contrat) | Élevée (multiples contrats) |
| Pouvoir de négociation | Fort sur routes principales | Variable selon destination |
| Flexibilité tarifaire | Limitée aux tarifs alliance | Maximale (meilleur prix par route) |
| Accumulation de miles | Centralisée sur 1 programme | Dispersée sur plusieurs |
Votre plan d’action pour choisir votre stratégie
- Analyse des données : Créez un tableau de bord de vos 12 derniers mois de voyage. Identifiez vos 3 à 5 routes principales qui représentent au moins 70% de vos dépenses aériennes.
- Benchmark des transporteurs : Pour ces routes clés, analysez quelle compagnie offre le meilleur rapport qualité-prix en fonction de votre anticipation moyenne de réservation (ex: J-15, J-30).
- Modélisation des scénarios : Simulez le coût total (TCO) pour deux scénarios : 1) 100% du volume sur une seule alliance et 2) un mix optimisé avec les meilleures compagnies par route (« cherry picking »).
- Calcul du TCO : Intégrez dans votre calcul non seulement le prix des billets, mais aussi le temps de gestion interne, la complexité administrative et les économies potentielles pour chaque scénario.
- Décision et Négociation : Armé de ces données, lancez des appels d’offres ciblés sur les routes qui comptent, en choisissant la stratégie (alliance ou mix) qui offre le meilleur TCO pour votre entreprise.
L’erreur de surestimer vos volumes qui vous expose à des pénalités contractuelles
Dans l’enthousiasme de la négociation, la tentation est grande de gonfler ses prévisions de volume pour obtenir de meilleures conditions. « Nous prévoyons une croissance de 20% de nos voyages l’année prochaine ». C’est une erreur de débutant qui peut se retourner violemment contre vous. La plupart des contrats aériens basés sur le volume, et notamment ceux incluant des RFA, contiennent des clauses de « shortfall penalties ». Si vous n’atteignez pas le volume engagé, la compagnie peut non seulement annuler vos remises, mais aussi vous facturer des pénalités financières substantielles.
La gestion de ce risque est fondamentale. Une mauvaise appréciation des volumes d’achat peut entraîner des conséquences financières et juridiques non négligeables. Il est impératif de baser vos engagements sur des données historiques solides et des projections commerciales réalistes et conservatrices. Mieux vaut s’engager sur un volume de 800 000 € que vous êtes certain d’atteindre, quitte à négocier un palier de RFA supplémentaire si vous le dépassez, plutôt que de promettre 1,2 M€ et de finir l’année à 900 000 € avec des pénalités à payer.
L’actualité récente montre que même les géants du secteur peuvent se tromper lourdement. Une mauvaise anticipation des volumes liés aux Jeux Olympiques de 2024 peut coûter cher, comme le montrent certains résultats financiers où des surestimations ont entraîné des pertes significatives. Pour une ETI, une telle erreur de calcul peut avoir des conséquences désastreuses sur le budget. La prudence et l’honnêteté intellectuelle dans la prévision sont vos meilleures protections. Ne vous laissez jamais pousser par un commercial à surestimer vos engagements ; il ne sera plus là pour payer la facture à votre place.
Optimiser l’utilisation des points entreprise : payer les vols ou les surclassements ?
La plupart des contrats corporate incluent un programme de fidélité pour l’entreprise elle-même (distinct de celui des voyageurs), permettant de cumuler des points sur chaque vol. Ces points constituent une véritable monnaie virtuelle, mais leur utilisation est rarement optimisée. Beaucoup d’entreprises les utilisent au fil de l’eau pour payer des billets « gratuits », pensant ainsi faire une bonne affaire. Or, c’est souvent la pire façon de les dépenser. La clé de la rentabilité est de calculer systématiquement la valeur de rachat de chaque point.
La formule est simple : divisez le prix public du billet (ou du service) en euros par le nombre de points requis. Par exemple, si un billet Paris-New York coûte 1 000 € ou 100 000 points, la valeur de votre point est de 1 centime (1000 / 100 000). Si ce même billet coûte 2 500 € en business class pendant les vacances scolaires et peut être obtenu pour 150 000 points, la valeur du point grimpe à 1,66 centimes. En règle générale, les experts s’accordent à dire qu’il ne faut jamais utiliser de points si la valeur de rachat est inférieure à 1,2 centime.

L’analyse montre que les meilleures opportunités se trouvent sur :
- Les surclassements long-courriers : passer de la classe Premium Economy à la Business sur un vol de 8h offre un ratio valeur/point exceptionnel.
- Les billets en périodes de forte demande (vacances, événements) où les prix en euros explosent alors que le coût en points reste plus stable.
- Les billets en classe affaires, où la valeur intrinsèque est plus élevée.
L’optimisation des points n’est pas une tâche administrative, c’est une décision financière. En fixant des règles claires, vous transformez une cagnotte sous-utilisée en un levier d’économies ou en un outil puissant pour améliorer le confort de vos voyageurs sur les trajets les plus éprouvants.
Agence de voyage ou Booking.com : quelle option choisir pour une PME de 50 salariés ?
La question de l’outil de réservation est centrale. Face à la simplicité apparente des plateformes grand public comme Booking.com, de nombreuses PME hésitent à investir dans une solution professionnelle, qu’il s’agisse d’une agence de voyages traditionnelle (TMC) ou d’une plateforme moderne. L’argument du « zéro coût » de Booking.com est séduisant, mais il cache des coûts de gestion internes et un manque de contrôle considérables. Chaque collaborateur réserve de son côté, avance les frais, et le service comptable passe des heures à collecter et consolider des factures hétérogènes.
Une solution de gestion de voyages professionnelle centralise tout : réservations, paiement, facturation et respect de la politique voyage. Le gain de temps administratif et la visibilité sur les dépenses compensent largement le coût de l’abonnement. Comme l’illustrent certaines nouvelles solutions tout-en-un, une plateforme moderne peut offrir une expérience utilisateur aussi intuitive que les sites grand public, tout en garantissant un contrôle total à l’entreprise. Cela facilite l’adoption par les collaborateurs qui réservent en autonomie, dans le cadre défini, sans avance de frais.
Le tableau ci-dessous, qui s’appuie sur une analyse des solutions de déplacements professionnels, met en lumière les différences fondamentales en termes de coût total de possession (TCO) et de services. Pour une PME de 50 salariés, le temps passé en gestion manuelle avec une solution B2C représente un coût caché bien supérieur à l’abonnement d’une solution hybride.
| Critère | Agence traditionnelle (TMC) | Booking.com | Solution hybride (TravelPerk, Swile) |
|---|---|---|---|
| Coût mensuel | 500-1500€ + commissions | 0€ (mais coûts cachés) | 200-800€ tout inclus |
| Temps de gestion interne | Minimal | 15-20h/mois | 5-8h/mois |
| Consolidation factures | Automatique | Manuelle | Automatique |
| Support 24/7 | Oui | Non | Oui |
| Politique voyage intégrée | Oui | Non | Oui |
Comment forcer l’affichage du train avant l’avion dans votre outil de réservation ?
Au-delà des économies directes, la gestion des voyages d’affaires intègre de plus en plus des objectifs de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Encourager le recours au train plutôt qu’à l’avion pour les trajets courts est un levier majeur de réduction de l’empreinte carbone. Cependant, se contenter de « recommander » le train dans une politique voyage a peu d’effet. Pour être efficace, cette politique doit être directement intégrée et, si nécessaire, « forcée » dans votre outil de réservation en ligne (SBT).
Les plateformes de gestion de voyages modernes permettent une configuration fine des règles de réservation. Il ne s’agit pas de contraindre aveuglément, mais d’orienter intelligemment les choix des collaborateurs. Une politique « Rail-First » efficace repose sur plusieurs piliers technologiques :
- Règles d’exclusion : Bloquer automatiquement l’option aérienne pour tout trajet réalisable en moins de 3h ou 3h30 en train.
- Nudges comportementaux : Afficher systématiquement l’économie de CO2 en kilogrammes à côté de chaque option de transport pour rendre l’impact tangible.
- Ordre d’affichage : Paramétrer l’outil pour qu’il présente systématiquement les options ferroviaires en premier, avant les vols.
- Processus d’exception : Permettre le choix de l’avion uniquement via une demande de dérogation motivée, qui nécessite une validation managériale.
En automatisant ces règles, vous assurez une application systématique de votre politique voyage sans effort de contrôle manuel. Les plateformes modernes permettent de configurer la plateforme pour qu’elle respecte automatiquement la politique voyage de l’entreprise. Vous passez d’une recommandation passive à un pilotage actif et mesurable de vos objectifs RSE.
À retenir
- La valeur d’un contrat aérien se cache moins dans la réduction faciale que dans les Remises de Fin d’Année (RFA), qui récompensent la fidélité et la croissance.
- Négocier des « actifs immatériels » comme les statuts Gold pour vos voyageurs clés génère un retour sur investissement (confort, productivité) supérieur à une simple remise.
- Le choix entre une alliance globale et le « cherry picking » doit être piloté par une analyse rigoureuse de vos données de voyage, en vous concentrant sur les routes qui concentrent vos dépenses.
Comment construire un catalogue hôtel qui satisfait 90% des collaborateurs ?
La logique de négociation stratégique ne s’arrête pas à l’aérien. Pour l’hébergement, l’approche traditionnelle consistant à imposer un catalogue d’hôtels restreint basé uniquement sur le prix est source d’insatisfaction et de non-conformité. Les collaborateurs finissent par réserver en dehors de l’outil, faisant perdre à l’entreprise toute visibilité et pouvoir de négociation. La clé de l’adhésion est, là encore, la personnalisation et la compréhension des besoins réels des voyageurs.
Les études le prouvent : selon une analyse récente, plus de 91% des consommateurs sont plus enclins à acheter auprès de marques proposant des offres personnalisées. Appliqué au voyage d’affaires, cela signifie qu’un catalogue hôtel efficace doit être segmenté par besoins, et non uniquement par budget. En créant 3 ou 4 « personas » voyageurs types (ex : le « Sprinter » qui a besoin d’un hôtel près de la gare pour une nuit, le « Marathonien » qui reste une semaine et a besoin d’une kitchenette, le « VIP » qui reçoit des clients et nécessite des services business), vous pouvez proposer une sélection d’hôtels pertinents pour chaque situation.
Cette approche, combinée à une enveloppe budgétaire dynamique par ville plutôt qu’un tarif nuitée fixe, responsabilise le collaborateur. Il peut choisir l’hôtel qui correspond le mieux à sa mission, dans le respect du budget alloué. L’ajout de nouvelles offres flexibles, comme le « day use » pour les télétravailleurs en transit, et un système de notation interne qui exclut automatiquement les établissements mal notés, permettent de construire un catalogue vivant, pertinent et plébiscité. La satisfaction et le taux d’adoption grimpent en flèche, et avec eux, votre capacité à consolider les volumes et à mieux négocier.
Armé de ces stratégies, vous êtes désormais prêt à transformer votre approche de la négociation. L’étape suivante consiste à passer de la théorie à la pratique en réalisant un audit précis de vos propres dépenses de voyage pour identifier vos leviers prioritaires.